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BIOGRAPHIE DE MOHAMED KHIDER

Né à Alger en 1912, de condition modeste. Dès l’age de 17 ans on le rencontre dans les caves de la casbah discutant de l’injustice que subissaient ses frères algériens.

En 1934, il adhère à l’ENA (Etoile Nord Africaine).

Le 2 août 1936 il milite au sein du PPA (Parti du Peuple Algérien).

En 1937, il est élu permanent du PPA en qualité de secrétaire du bureau d’Alger et assumera également les fonctions de trésorier de la section Alger marine.

Le PPA dissout durant la seconde guerre mondiale, ses membres sont traqués et le 28/03/1941, Mohamed KHIDER est arrêté pour atteinte à la sécurité de l’Etat. Il sera emprisonné jusqu’en 1944.

Libéré, il est de nouveau arrêté en 1945 après le massacre de Sétif du 8/05/1945 et emprisonné au fort militaire de Bouzérela.

Libéré en 1946, Mohamed KHIDER sera l’un des artisans de la transformation du parti du PPA, qui se divise en 2 partis, l’un légal, le MTLD, l’autre secret, l’OS.

Le 10 novembre de cette même année il est élu sur la liste du MTLD député d’Alger à l’assemblée nationale française; Son élection est validée le 31/01/1947. Il est nommé membre de la commission des pensions et le 30/01/1948 de la commission de la famille, de la population, de la santé publique et de la commission de la presse.

En avril 1949, il est impliqué dans l’attaque de la poste d’Oran, attaque préparée par l’OS. Il fait l’objet d’une demande de levée de l’immunité parlementaire.

A la fin de son mandat en juin 1951, KHIDER pour éviter une arrestation quitte la France à destination de l’Egypte, via la Suisse.

Au Caire, en octobre 1952, KHIDER prend la direction de la section algérienne du bureau du Maghreb arabe en tant que délégué du MTLD.

Vers la fin de 1951 une scission se produit au sein du MTLD. Les Messalistes et les centralistes.

Pour tenter de venir à bout de ces querelles le CRUA (Comité Révolutionnaire d’Unité et d’Action) est créé par ceux qu’on a appelé les 9 chefs historiques dont Md KHIDER, Md BOUDIAF, Mustapha BEN BOULAID, Larbi BEN MHIDI, Rabah BITAT, Mourad DIDOUCHE, Krim BELKACEM, Hocine AIT AHMED et Ahmed BEN BELLA).      

Le 10 octobre 1954, les membres du CRUA fixe la date de l’insurrection au lundi 1er novembre 1954 et créent 2 organismes, l’un politique, le FLN, l’autre militaire, l’ALN.

Le 20 août 1956, lors du congrès clandestin de la Soummam, la direction politique du FLN est confiée au CNRA (Conseil National de la Révolution Algérienne), composé de 34 membres dont KHIDER.

Le 19 octobre 1956, KHIDER accompagné d’AIT AHMED, de BEN BELLA, de BOUDIAF et de LACHERAF se rend au Maroc pour rencontrer le Sultan MOHAMED V. Il s’agissait de discuter de la réunion qui devait se tenir à Tunis pour la création d’un tout nord-africain qui resterait lié à la France d’une manière encore à déterminer. La création d’une confédération Nord-Africaine devait permettre de résoudre tous les problèmes en suspens.

Le 22 octobre 1956, l’avion transportant KHIDER et ses 4 compagnons de Rabat vers Tunis est détourné sur Alger par l’aviation militaire française. Les 5 leaders y sont interrogés puis transférés à Paris à la prison de Fresnes.

En sept 1958, KHIDER et ses compagnons de détention, AIT-AHMED, BOUDIADF, BITAT et BEN BELLA, sont nommés Ministres d’Etat du GPRA.

Fin mars 1962, après les accords d’Evian, les 5, dont Mohamed KHIDER, sont libérés.

A L’indépendance du pays il fut nommé au bureau politique (BP) du Front de Libération National (FLN). Après une brève période, il en démissionna. Arrêté et emprisonné il rejoint, à sa Libération, le Maroc puis La France où il s’installa jusqu’en 1966, année de son départ vers Madrid (Espagne), où il fut assassiné Le 3 janvier 1967.

L’université de Biskra porte le nom de Mohamed KHIDER depuis le: 07 juillet 1992.

 

 

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